Je suis dans mon appartement à Alicante, dans le salon, seul. Je fume ma dernière cigarette. Le paquet de Marlboro vide est sur la table, près d’une orange solitaire qui a oublié ses amies au jardin.
L’air frais entre par la fenêtre de la chambre en face, où une jeune femme dort dans mon lit placidement.
Je vois sa robe violette sur le tapis.
Elle est complètement nue. Je la regarde. Je ressens un grand plaisir à la regarder comme ça.
Elle ne bouge pas; elle dort paisiblement.
Elle est vraiment jolie, elle est vraiment calme…
La regarder, c’est comme regarder un ange, comme regarder le bleu du ciel, comme regarder les étoiles dans cette nuit, dans cette ville, dans ma ville, Alicante.
C’est…c’est comme un présent. Oui ! Comme un doux présent du présent ; un présent pour moi, mais, peut-être, uniquement pour ce soir.
Je voudrais l’aimer toujours ; je voudrais avoir sa beauté avec moi, son innocence. Mais…le voudra-t-elle aussi ? Peut-être…Pourquoi pas ?
La fraîcheur de la nuit la couvre comme les draps blancs, soyeux comme sa peau. L’air la touche, la caresse…
Elle est si belle !
Je voudrais la caresser aussi ; je voudrais lui dire que je l’aime avec tout mon cœur ; je voudrais, après ça, l’embrasser et pouvoir dormir à ses côtés, mais…seulement si elle le veut aussi. Je serais son chevalier servant !
Je vais la respecter toujours ! Je le jure !
Je m’approche de mon lit ; je la couvre ; elle se réveille…
Un regard, un sourire, un baiser sur le front. Elle essaye de me dire quelque chose, mais je l’arrête.
Je pose mon doigt sur ses lèvres et dans la fraîcheur de la nuit je lui dis doucement les premiers mots de cette veillée :
« Camille, tu es la chaleur de ma vie… »
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